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Le service Rivières et bassins versants

Depuis plus de dix ans, les élus ont engagés des actions pour lutter contre les inondations et l’érosion des sols ; ils ont mis en place également, la restauration des cours d’eau pour en améliorer la qualité des eaux.

Dès 2005, les élus des exCDC de Mortrée et de Sées avaient engagé la réalisation d’une étude complète sur les bassins versants de la Thouane et de la Sennevière.

Cette étude a mis en évidence la nécessité de réaliser l’entretien et la restauration des cours d’eau, le remplacement de certains ouvrages inadaptés, mais également la lutte contre le ruissellement dans les secteurs sensibles à l’érosion.

Ces actions mobilisant des fonds très importants pour les collectivités, ont fait l’objet d’une programmation pluriannuelle.

Pour mener à bien ces opérations, un technicien de rivières a été engagé.

Les concours financiers de l’Agence de l’Eau Seine Normandie, du Conseil Général de l’Orne, du Conseil Régional de Basse-Normandie et de l’Etat nous ont permis de mener à bien le programme d’actions.

Déjà de nouvelles demandes d’intervention sont répertoriées, il ne fait aucun doute que notre structure apportera son concours pérenne à l’amélioration de notre environnement.

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La lutte contre les inondations

Travaux réalisés en 2014

Les photos ci-dessous illustrent les cinq ouvrages avant puis après le chantier

Ouvrage de la VC n°111 à l’Être Haie – TANVILLE
AVANT APRES
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Ouvrage de la VC n°3 à l’Être Haie – TANVILLE
AVANT APRES
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Ouvrage de la VC n°10 à l’Être Perreaux – TANVILLE
AVANT APRES
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Ouvrage de la VC n°12 au Douar – TANVILLE
AVANT APRES
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Ouvrage de la VC n°107 à Guichaumont – MORTREE/BELFONDS
AVANT APRES
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La finalité de ces travaux est de résoudre les problèmes de débordements récurrents qui avaient lieu sur les voiries ou dans les propriétés riveraines.

Un territoire touché par les inondations

Pont de Guichaumont à Mortrée en période de “basse eaux” Pont de Guichaumont en période de “hates eaux”
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CRUES ET INONDATIONS : des Phénomènes Naturels

Selon les saisons, le niveau de l’eau des rivières alterne entre des périodes de ‘‘basses eaux’’ et des périodes de ‘‘hautes eaux’’. Lorsque le niveau augmente, faisant sortir la rivière de son lit mineur, on parle de crue. Il y a alors inondation lorsqu’un espace terrestre est temporairement submergé et elle peut représenter un désagrément si les espaces submergés sont aménagés par l’Homme.
Si on veut chercher à limiter les dégâts provoqués par les inondations, il est indispensable de comprendre qu’on ne peut pas lutter contre les crues, phénomènes naturels qui ne pourront jamais être empêchés. C’est parce qu’on utilise les terrains trop prés de la rivière que les crues nous inondent.
Les crues jouent un rôle majeur dans la dynamique de nos cours d’eau, il faut donc apprendre à vivre avec.

CEPENDANT …

Les cours d’eau de la Thouane et de la Sennevière ont été fortement modifiés par l’homme : recalibrage, curage, rectification de méandres… Ces travaux ont conduit à une accélération des débits et à réduit la capacité naturelle des cours d’eau à écrêter les crues dans les zones sans enjeux par débordement naturel, ce qui favorise dès lors les inondations en aval.

COMMENT GERER LES RISQUES D’INONDATIONS ?

Par l’intermédiaire de :

  • mesures préventives destinées à diminuer la vulnérabilité de l’existant (P.P.R.I, mise en place de repère de crues, alerte par les Services de Préventions des crues, préservation des fonds de vallée …) ;
  • mesures de protection collectives (création d’ouvrages de stockage, d’amélioration des écoulements, …).

La restauration des cours d’eau

Travaux avant/après

Végétation dense, arbres tombés, formation d’embâcles (Sennevière)

Abattage, élagage, retrait d’embâcles (Sennevière)
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Passage busé dégradé, piétinement des berges (Ruisseau de Blanchelande) Passage hydrotube, pose de clôture et d’abreuvoirs (Ruisseau de Blanchelande)
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Point d’abreuvement dégradé, destruction des berges et dégradation de la qualité des eaux Abreuvoir « classique » (Rû des Noës)
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Végétation dense, arbres tombés, formation d’embâcles, berges piétinées (ruisseau du Cercueil) Abattage, élagage, retrait d’embâcles, pose de clôtures, aménagement d’un passage à gué
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Abreuvoir dégradé, piétinement des berges, formation d’embâcle, colmatage du lit (Rû des Vaux) Aménagement d’un abreuvoir « classique », retrait des embâcles et des clôtures en travers
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Divagation du bétail, destruction des berges et dégradation de la qualité des eaux (Ruisseau d’Aprêl) Aménagement d’un franchissement (hydrotube), d’un abreuvoir « classique » et pose de clôtures
travaux11 travaux12

Cours d’eau anthropisés

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La plupart des milieux aquatiques ont été profondément remaniés par l’homme depuis des décennies. De nombreux aménagements de cours d’eau ont été réalisés :

  • Endiguement (augmentation de la hauteur des berges pour éviter le débordement des eaux),
  • Rectification du cours (recoupement des méandres),
  • Recalibrage (augmentation de la capacité du lit en modifiant sa profondeur et sa largeur),
  • etc…

POURQUOI ?
Ces aménagements répondaient souvent à des objectifs légitimes mais aussi à un mode de vie et des comportements sociaux assujettis par l’intérêt économique :

  • protéger des inondations les terres cultivables et les habitations,
  • lutter contre l’érosion des berges,
  • faciliter la navigation fluviale,
  • produire de l’énergie,
  • irriguer,
  • alimenter en eau potable les hommes et le bétail,
  • créer des bases de loisirs…

QUELLES CONSEQUENCES ?
Ces aménagements modifient de façon durable les composantes physiques des cours d’eau :

  • Modification de la pente (celle-ci augmente si rectification de cours d’eau),
  • Enfoncement et surcreusement du lit,
  • Augmentation de la vitesse d’écoulement provoquant un transfert plus rapide des eaux mais aussi des polluants vers l’aval,
  • Accélération de l’érosion des berges ce qui augmente le colmatage des cours d’eau (présence de particules fines déposées sur le fond).

Ils ont donc des répercussions sur le fonctionnement des écosystèmes qui ne sont pas toujours prévisibles à long terme.
En général, ils favorisent les inondations en aval et induisent une diminution de la diversité naturelle des habitats et des espèces présentes.

Quelques chiffres !

Le Thouane (18 km) La Sennevière (16 km)
  • 39 % du linéaire a été rectifié,
  • 18 % court-circuité,
  • 3 % endigué et
  • 4% déplacé
  • 35 % du linéaire a été rectifié,
  • 10 % court-circuité
64 % artificialisé 45 % artificialisé

Une continuité écologique fortement perturbée

La continuité écologique … se définit par la libre circulation des poissons et le transport des sédiments d’amont en aval.

Les cours de la Thouane, de la Sennevière et de leurs affluents comprennent de nombreux ouvrages, environ 175 sur l’ensemble des deux bassins versants. On y retrouve :

  • Des ouvrages de régulation hydraulique : vanne, clapets, batardeaux, seuils artificiels qui empêchent par leur hauteur, tout franchissement piscicole.
  • Des ouvrages de franchissement : seuils de pont, passages busés. Ces derniers sont problématiques à plusieurs niveaux :
    • Les buses sont mal positionnées : seuils infranchissables en aval ou lame d’eau insuffisante dans l’ouvrage.
    • Les vitesses d’écoulement lors des mises en charges sont souvent incompatibles avec les capacités de nage des petits salmonidés comme la truite fario, l’espèce repère (rivières de 1ère catégorie).

Ces ouvrages perturbent également le transport des sédiments en créant notamment des retenues d’eau en amont ce qui favorise l’accumulation de sédiments en amont et l’appauvrissement en aval.

passage_buse Tableau des critères de franchissabilité d’ou ouvragetruite_fario
Saviez-vous que…
une truite Fario adulte (20 à 40 cm) peut avoir, sur une très courte distance, une vitesse maximale de nage d’environ 7 m/s et une capacité de saut de 20 à 60 cm.

Des berges détériorées par le piétinement !

pietinnement

L’élevage bovin et équin est très présent sur le territoire mais cette activité s’exerce souvent au détriment de la protection et de la préservation des berges et du lit des cours d’eau.
Les bêtes ont un accès direct à la rivière pour s’abreuver mais les conséquences sur le milieu sont nombreuses :

  • Détérioration des berges et du lit par le piétinement ;
  • Abroutissement de la végétation rivulaire ;
  • Dégradation de la qualité physico-chimique et bactériologique des cours d’eau ;
  • Colmatage du lit et des frayères par la mise en suspension du matériau des berges ;
  • Elargissement du lit, conduisant à la banalisation des habitats aquatiques et au réchauffement des eaux ;

QUELLES SOLUTIONS ?

  1. Pose de clôtures le long des cours d’eau
  2. Aménagement d’un point d’abreuvement
  3. Installation d’un dispositif de franchissement si nécessité pour le bétail de traverser le cours d’eau (passerelle bétail, passage hydrotube, passage à gué…).
Exemple de points d’abreuvement possibles d’installer
descente_amenagee pompe_plaine

Quelques chiffres !

Sur l’ensemble du linéaire de cours d’eau des deux bassins versants, il est prévu :

  • la pose de 8 km de clôture
  • l’aménagement de 122 points d’abreuvements
  • l’installation de 18 dispositifs de franchissement

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Télécharger l’arrêté relatif à l’entretien des cours d’eau non domaniaux

La lutte contre le ruissellement sur les parcelles à risque

ruissellements

L’occupation du sol joue un grand rôle dans le ruissellement. Les bassins versants de la Thouane et de la Sennevière sont essentiellement occupés par des cultures et des prairies temporaires (1/3 de la surface) et sont donc les principales sources émettrices de ruissellement.

Quelles sont les conséquences possibles ? Quelles solutions ?
  • Destruction des semis,
  • Création de ravines,
  • Inondations boueuses,
  • Détérioration des routes,
  • Dégradation de la qualité de l’eau, aussi bien superficielle que souterraine
  • Eviter d’affiner trop la terre en surface,
  • Maintenir une couverture végétale entre deux cultures,
  • Créer des mares tampon,
  • Mieux répartir les cultures sur le bassin versant,
  • Implanter des bandes enherbées…
graphique Ce graphique met en avant que pour une pluie constante, un sol couvert permet de retarder de 30 min le ruissellement sur une parcelle alors qu’un sol laissé nu ne peut pas retarder ce ruissellement

Quelques chiffres !
Un territoire de 9 000 ha.
Occupation du sol :

  • 29,4 ha de bâti dense (0,3%)
  • 247,4 ha de bâti diffus (3%)
  • 2 485,6 ha de bois et de forêts (28%)
  • 3 157,6 ha de cultures et de prairies temporaires (35%)
  • 25,1 ha d’étangs et de lacs (0,3%)
  • 3 049,4 ha de prairies permanentes (34%)

Téléchargement :

Rapports d’activités

Liens utiles

Informations techniques et réglementaires :

Acteurs dans la gestion des eaux sur notre territoire :

Cartographie à destination du public :

CDC des Sources de l'Orne
2 rue Auguste Loutreuil - 61500 SEES
Tél. : 02.33.28.88.87 - Fax : 02.33.28.89.95
cc-sourcesdelorne@orange.fr